(Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Est-il seulement nécessaire de nommer, une fois de plus, celui auquel ce monologue sied comme un gant ? Il faut lui reconnaître l’horrible mérite de tenir ses promesses. Ne nous avait-il pas prévenus, il y a bientôt trois ans, qu’il « détruirait le pays » sur nos têtes ? … Lire la suite (Génération perdue) Recherche Gebran Tuéni désespérément 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

Permis de tuer, toujours, impunément 

ierre Gemayel a été criblé de balles pour avoir commis un crime odieux : celui d’obtenir le retrait syrien du Liban, de participer à la mise en place d’un élan national de vie stoppé net par des thanatophiles. Ce n’est pas un hasard si, le soir même de son assassinat, son portrait était placardé derrière toutes les vieilles lignes de démarcation, sur les murs des quartiers populaires de ce qu’on appela un jour Beyrouth-Ouest. … Lire la suite Permis de tuer, toujours, impunément 

Évolution du Cèdre ? 

Il reste que ceux qui pourraient avoir en tête de recourir à la formation d’un deuxième gouvernement ; ceux qui, dans les rangs d’une certaine opposition, font le tour des administrations pour menacer d’une escalade sur le terrain le 22 novembre s’il n’y a pas de président le 21 ; les fous qui fantasment sur une prise d’assaut du Sérail ou sur un putsch quelconque, doivent le savoir. La violence n’entraînera que la violence. … Lire la suite Évolution du Cèdre ? 

Espaces creux, espace vital

L’arrogance et le sarcasme, pourtant maniés avec un professionnalisme hors du commun, ne suffisent apparemment plus. Il faut, en plus, subir l’insoutenable légèreté d’un discours hargneux, haineux, résolument fondé sur la manipulation permanente, la calomnie, la menace et les accusations de trahison. Une énorme supercherie verbale (et bruyante) enrobée d’un zest de pseudo-souverainisme guerrier pour la consommation interne et la joie des masses partisanes, toujours aussi promptes à exprimer leur exaltation pour leur leader historique. Sur le dernier discours dominical du secrétaire général du Hezbollah, il est possible de disserter longuement. … Lire la suite Espaces creux, espace vital

Un article que rien ne justifie… 

Encore une fois, la rhétorique de l’opposition est la même, le schéma simplifié à outrance, adressé à l’opposition: vous viendrez acculés, comme des « chats », à l’entente, au consensus, ou bien nous continuerons à occuper le centre-ville ; ou bien nous continuerons à nous taire sur les assassinats ; ou bien nous continuerons de boycotter la séance électorale, de fermer la Chambre, de paralyser le gouvernement, de continuer à menacer de recourir à la désobéissance civile, etc. … Lire la suite Un article que rien ne justifie… 

Le sourire de Charles 

Mais comment continuer, en cette terre de feu, à espérer, à rester agrippé au moindre soupçon de romantisme, d’idéalisme, de naïveté… comment ne pas se laisser emporter dans les torrents de cruauté qui se déversent en nous au quotidien ? Sommes-nous condamnés à n’être que des réceptacles de haine et de violence, habités par les mêmes illusions diaboliques, voués à contempler passivement ou à participer activement à la répétition des mêmes schèmes de destruction ?  … Lire la suite Le sourire de Charles 

Infiniment libres

Depuis Samir Kassir, le 2 juin 2005, l’histoire a un goût dégueulasse de répétition. Après Georges Haoui, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Walid Eido, à présent… Antoine Ghanem. Qu’à cela ne tienne, il y aura un président élu le 24 novembre, malgré tout. Qu’importe si c’est aux deux tiers ou à la majorité, par consensus ou par forcing. … Lire la suite Infiniment libres

Amnésie 

T’en souvient-il, camarade aouniste, lorsque nous étions ensemble, sur le même front estudiantin, pour faire face, sur les campus, à ceux-là qui parlaient « d’unité des destins et des volets », de « présence syrienne nécessaire, légale et temporaire », avant d’aller nous balancer au premier poste des services de renseignements libano-syriens ? … Lire la suite Amnésie