L’ultime « intifada dans l’intifada »

Un peuple (pour éviter le vocable polémique de « nation ») ne peut pas vivre sans idéal. Il ne peut vivre sans rêves. Il peut se contenter d’être, d’exister, si on abolit en lui la part du rêve, mais son existence ne sera plus une longue marche génératrice de vie. Elle sera linéaire, dépourvue d’absolu. … Lire la suite L’ultime « intifada dans l’intifada »

De haut-commissaire au Liban à bouc émissaire en Syrie ?

Durant vingt ans, Ghazi Kanaan a été, de Anjar, l’incarnation même de la domination syrienne au Liban – « mitrailleur », quand il s’agissait de dissuader par la barbarie, déstabilisateur sournois quand il fallait tantôt abaisser et tantôt soumettre ; faux pacificateur dès lors qu’il s’agissait d’éteindre l’incendie qu’il venait d’allumer… … Lire la suite De haut-commissaire au Liban à bouc émissaire en Syrie ?

L’insensé règne de l’hybride

la révolution du Cèdre est restée inachevée, et Émile Lahoud n’a pas quitté le pouvoir. La logique même aurait voulu que le pouvoir cesse d’être schizophrène, et que tous les symboles de l’ancien régime s’en aillent avec le régime. Faute de quoi le pays est resté prisonnier d’une dimension intermédiaire, hybride, monstrueuse, qui ouvre la voie à toutes les éventualités. … Lire la suite L’insensé règne de l’hybride

Pour éviter que ne s’agrandisse le fossé entre les deux peuples

Le long contentieux entre Beyrouth et Damas nécessite une analyse calme. Fouad Siniora a initié un dialogue pour améliorer les relations entre le Liban et la Syrie, marquées par des tensions et des hostilités. L’avenir des relations dépend d’une attitude pragmatique et d’une volonté de changement, évitant de réveiller les haine historiques. Mais cela passe d’abord par une volonté syrienne de changer d’attitude. … Lire la suite Pour éviter que ne s’agrandisse le fossé entre les deux peuples

Du front de la Gauche universelle à l’autocritique et l’ouverture

Georges Haoui avait perçu, beaucoup plus tôt que bien de ses anciens compagnons d’armes, la nécessité de prendre les chemins de l’autocritique, de remettre en question une expérience de quinze années d’une guerre destructrice. Après 1990, au moment où les seigneurs de la guerre de tous bords cherchaient un petit coin de paradis sous l’ombrelle syrienne, il avait progressivement pris ses distances, et s’était investi d’une mission sacrée : promouvoir le dialogue interne et la réconciliation nationale … Lire la suite Du front de la Gauche universelle à l’autocritique et l’ouverture

Pour le devoir de transparence 

L’oubli a souvent été la caractéristique principale attribuée au peuple libanais, une étiquette gênante qui lui colle à la peau. Mais depuis le 14 février, le Liban, redécouvre le sens de l’exigence de vérité, tout en rejetant la culture de la violence. Il aspire à la réconciliation, sans pour autant oublier ce qu’il a vécu, sans occulter sa mémoire, sinon ses mémoires. Cela prouve que « l’amnésie » volontaire que la Syrie, pour des raisons hégémoniques évidentes, a cherché à imposer aux Libanais durant quinze ans, pour empêcher tout travail collégial visant à restaurer une mémoire collective et maintenir chaque fraction communautaire dans son enclave, a été inopérante. Et que les mécanismes de la société civile ont fonctionné naturellement dans une dynamique de rapprochement, malgré tous les obstacles.  … Lire la suite Pour le devoir de transparence 

Ces « Weathermen » qui font le Printemps 

La phrase de Bob Dylan a inspiré le mouvement des Weathermen, un groupe révolutionnaire américain des années 1970, mais la contestation estudiantine ne se résume pas à la violence. En parallèle, le Liban a des mouvements étudiants influencés par des causes politiques différentes, prônant la non-violence dans leur lutte pour la souveraineté. … Lire la suite Ces « Weathermen » qui font le Printemps 

Les Beaux Rivages du Printemps  

Depuis quelques jours, les Libanais se livrent à un auto-exorcisme salvateur. En déboulonnant certaines idoles importées qui leur étaient trop pesantes, en réinvestissant, en re-nationalisant des espaces symboliquement liés aux schèmes de la haine. Ils se réapproprient ainsi leur mémoire collective. Le hasard fait bien les choses d’ailleurs : au moment où ces monuments s’effondrent, les manifestations pour la liberté se font autour de symboles authentiquement libanais, ceux-là, à commencer par la statue des Martyrs. … Lire la suite Les Beaux Rivages du Printemps