De l’ombre jaillit parfois la lumière

Les barricades sont tombées, et pour de bon.

S’il est un message fondamental à retenir de la dynamique urbaine qui agite, depuis trois semaines, le centre-ville de Beyrouth, c’est bien celui-là. Que, côte à côte, des jeunes sympathisants et militants des différents courants qui s’entretuèrent jadis sur ces mêmes lieux, fraternisent et cohabitent spontanément, sans aucun problème, dans des tentes, formant ainsi un petit camp de liberté au cœur de la ville, est sans doute la preuve la plus éclatante, au monde entier, qu’un chapitre entier de l’histoire contemporaine du Liban est définitivement terminé. Et que les différentes composantes de la société libanaise sont à l’aube d’une nouvelle ère de vouloir vivre en commun, à traduire constitutionnellement par un nouveau contrat social. … Lire la suite De l’ombre jaillit parfois la lumière

Le vent du changement 

Le vent du changement, cet irrésistible ouragan de liberté blanc et rouge qui déferle sur le Liban, a gagné un peuple désormais doté d’une conscience nationale par une allégeance posthume et ayant la force d’une mémoire collective, à des leaders désormais mythifiés, transfigurés, de Kamal Joumblatt à Rafic Hariri. Concentrée au coeur du Beyrouth reconstruit par Rafic Hariri, sur la symbolique place des Martyrs, la vague de changement, cette brise légère d’un matin de printemps, a soufflé sur l’ensemble du Liban.  … Lire la suite Le vent du changement 

Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

« Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut saisir ou comprendre. »

C’est bien cette phrase d’un poète canadien contemporain, évoquant la souffrance des victimes de crimes de guerre, qui convient pour qualifier la peine des proches des détenus libanais dans les prisons syriennes. Leur situation est en effet intolérable. … Lire la suite Une douleur aiguë qu’aucun esprit ne peut comprendre…

De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

La guerre, S’il faut en croire Élias Atallah, les étudiants d’aujourd’hui – ou, du moins, une grande partie d’entre eux – n’en sont toujours pas sortis, reproduisant inlassablement, et très souvent inconsciemment, les mêmes schèmes, les mêmes structures que ceux de leurs parents ou leurs prédécesseurs.  … Lire la suite De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

L’Appel de Beyrouth, un document qui concerne directement la jeunesse 

Une trentaine d’étudiants ou de récents diplômés ont été invités à discuter avec quelques uns des piliers de l’Appel de Beyrouth : Samir Frangié, Mohammed Hussein Chamseddine, Okab Sakr et Mayyad Haïdar, à l’Université Saint-Joseph. 
Pourquoi l’Appel de Beyrouth ? Parce qu’il s’agit d’un projet de document qui vient s’inscrire dans la tradition libanaise consensuelle, qui renoue avec l’esprit du pacte, après quinze ans d’une gestion du pouvoir jugée par la grande totalité des personnalités politiques libanaises comme illégitime à bien des égards. … Lire la suite L’Appel de Beyrouth, un document qui concerne directement la jeunesse 

Le papillon estudiantin  

Aux principes de résistance culturelle prônés par le père Sélim Abou est venue se superposer une paresse inexistentielle, un désengagement progressif des étudiants. Faillite des partis, trop plein de slogans et trop peu d’actes pratiques, lutte interestudiantine, désespoir grandissant et perte de confiance, crise socio-économique galopante, comportement trop traditionnel au niveau du choix des représentants, manque de génie, d’originalité, de renouveau dans l’action ? Plusieurs raisons pourraient être invoquées pour expliquer cet état de pseudo statisme qui a gagné la scène estudiantine. Mais le constat est là, affligeant : la motivation se retrécit comme une peau de chagrin.  … Lire la suite Le papillon estudiantin  

Le mouvement estudiantin face aux défis de la résistance culturelle 

La « résistance culturelle ». Le concept, développé par l’ancien recteur de l’Université Saint-Joseph (USJ), le père Sélim Abou, dans son discours annuel à l’occasion de la Saint-Joseph, le 19 mars 2003, « Les résistances de l’université », apparait aujourd’hui comme la seule dynamique « politique » digne de ce nom sur la scène estudiantine. Preuve en est, ce concept a été repris par la majorité des candidats aux élections estudiantines à l’USJ, particulièrement à la faculté de droit où la résistance culturelle s’impose progressivement comme le moteur de la renaissance du mouvement estudiantin d’après-guerre. … Lire la suite Le mouvement estudiantin face aux défis de la résistance culturelle 

Mort sans sépulture

Curieux destin que celui de Jamil Rifaï, le ressortissant jordanien assassiné à Tripoli, mahométan converti au christianisme et membre de la communauté évangélique. Tout aussi curieux a été son enterrement : selon des sources proches de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire, la famille jordanienne de Rifaï, considérant que celui-ci était un « apostat », a refusé de prendre en charge son inhumation. … Lire la suite Mort sans sépulture