La « milice » à l’œuvre, de la banlieue sud à Lassa

Profondément déstabilisée au Liban en 2005 par la grande colère du peuple libanais, confrontée aujourd’hui même en Syrie au courroux de son propre peuple, cette caste sécuritaire de type post-stalinienne a cédé la place aujourd’hui à une mentalité belliqueuse qui déploie ses muscles de Naqoura à Lassa, dans le caza de Jbeil, contre tout ce qu’elle considère, à tort ou à raison, comme une menace contre « son » territoire propre – sans se soucier un instant du fait que c’est par ce genre d’agissements qu’elle s’est départie, en quelques années, des oripeaux de la « résistance » pour ne plus revêtir que les haillons de la « milice ». … Lire la suite La « milice » à l’œuvre, de la banlieue sud à Lassa

Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse

De toutes les erreurs – nombreuses – commises par le 14 Mars au cours de cette guerre du Péloponnèse qui se déroule actuellement sur le territoire libanais, la plus grande est sans doute celle d’avoir démobilisé ses troupes après les législatives de 2009, comme au lendemain de l’intifada de l’indépendance en 2005.

La bataille de 2009 avait été gagnante parce que le diagnostic du 14 Mars durant la bataille électorale était le bon, à savoir qu’aucune République n’est viable à l’ombre des armes du Hezbollah ; qu’Athènes et Sparte resteront à jamais deux modèles inconciliables ; que toute la magnificence des 14 mars 2005 finit, au bout du compte, par s’étioler, à trop s’enliser dans le jeu démocratique lorsque ce dernier est vicié par le poids matériel, moral et symbolique des armes. … Lire la suite Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse

Août 2001, la sombre prémonition…

Je pense avoir été particulièrement chanceux de pouvoir entrer aussi tôt dans le monde du journalisme, à 19 ans seulement. Après dix ans de coma politique dans la grande prison syrienne de l’époque, la décennie 2000 s’avérait rapidement passionnante. Le retrait israélien de mai 2000 rendait effectivement tout possible. … Lire la suite Août 2001, la sombre prémonition…

Le 14 mars 2005, une « erreur historique » ?

Il existe une tendance à considérer que le phénomène du 14 mars 2005 était une sorte d’« accident de l’histoire ». Preuve en est, la désagrégation du mouvement depuis cette date, avec les défections de Michel Aoun ou Walid Joumblatt et le désamour des mouvements centriste ou de gauche. … Lire la suite Le 14 mars 2005, une « erreur historique » ?

Quelques idées à méditer sur le chemin de Damas…

Le risque, dans la nouvelle équation posée par Walid Joumblatt d’oublier que régime syrien a tué Kamal Joumblatt, c’est qu’elle déborde du cadre personnel et, qu’à la lumière de ses nouveaux rapports avec l’axe Damas-Téhéran et de sa prochaine rencontre avec Bachar el-Assad, il décide aussi d’« oublier » Rafic Hariri et tout le cortège des martyrs de l’intifada de l’indépendance, dans la dynamique exactement inverse à celle qu’il avait contribué à initier en 2005. … Lire la suite Quelques idées à méditer sur le chemin de Damas…