Michel HAJJI GEORGIOU
11/11/2005
Il y a décidément quelque chose de pourri dans ce Liban de l’après-Syrie.
Qu’on ne jette plus la pierre à ceux qui critiquent les représentants de la communauté chiite pour leur unilatéralisme démesuré… L’absence de solidarité des ministres chiites, hier, avec leur Premier ministre, littéralement insulté, et de la plus fielleuse des manières, par le président syrien, est plus que choquante. Elle révèle l’existence d’une schizophrénie au plus haut niveau qui est désormais intolérable, inadmissible. Elle saborde de plein fouet la notion même des institutions et de l’État.
Au nom de l’unité nationale, on accepte le principe de solidarité lorsqu’il s’agit de défendre le Hezbollah, au risque même de défier la communauté internationale. Dernier exemple en date, la position consensuelle du cabinet sur le rapport Roed-Larsen, ou, avant, dans la déclaration ministérielle, sur la 1559. Au nom de l’unité nationale, on ferait n’importe quoi, même les (grands) écarts les plus incroyables, pour rétablir les ponts entre le 8 Mars et le 14 Mars.
L’unité nationale ne fonctionne-t-elle que dans un seul sens ? L’unité nationale, et avec elle la raison d’être même du Liban, est-elle désormais l’otage des tentations hégémoniques d’une force politico-communautaire ?
Unité nationale… que de crimes on commet en ton nom.
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