Les universités au défi du renouvellement des élites 

Depuis les événements de Beyrouth, de nombreux jeunes éprouvent un sentiment de désillusion face aux dynamiques politiques. Bien qu’ils aspirent à un changement, leur manque d’unité et d’espace d’expression limite leur impact. La transformation des élites est essentielle pour éviter une révolte, et il est crucial de soutenir les jeunes dans la création de contre-pouvoirs. … Lire la suite Les universités au défi du renouvellement des élites 

Entretenir la flamme du 14 mars

Il ne faut pas négliger la part de rêve qui est nécessaire pour entretenir le souffle d’un peuple. Une nation se nourrit de rêves. Les structures mythiques sont parfois plus importantes que la réalité pour permettre à une communauté de prendre conscience d’elle-même et de se transformer progressivement en nation, au moins pour resserrer les liens entre les membres de la communauté. … Lire la suite Entretenir la flamme du 14 mars

Ces répliques du 14 mars qui n’épargnent pas le monde arabe…

Restée inachevée sur le plan interne, où se poursuit toujours une lutte libano-syrienne pour barrer une fois pour toutes la voie aux ingérences syriennes, notamment par formations libanaises interposées, l’intifada de l’indépendance a bel et bien créé une certaine onde de choc dans la région, même si ses effets ne se sont pas encore réellement manifestés. … Lire la suite Ces répliques du 14 mars qui n’épargnent pas le monde arabe…

Pour que le martyre ne soit pas vain…

Une observatrice avisée constatait en effet, et à juste titre, que notre printemps de Beyrouth est suivi de l’exécution progressive et systématique de ceux qui l’ont fait, les pères victorieux de la nouvelle indépendance, par l’ex-occupant, renversé et en déroute. En déroute, mais toujours au plus fort de sa capacité de nuisance, comme le prouve la méticulosité dont il fait montre dès lors qu’il s’agit de pratiquer allègrement son violon d’Ingres de toujours : l’assassinat des leaders libanais prosouverainistes. … Lire la suite Pour que le martyre ne soit pas vain…

Une profession de foi dans le Liban

L’enfant terrible du journalisme qu’est Gebran Tuéni n’est plus ; et le vide que l’homme politique et l’acteur de la société civile laisse derrière lui est impossible à combler.
Il sera difficile, très lourd, de guetter en vain sa voix sur les ondes, ou sa silhouette sur les écrans de télévision, attendant ses interminables joutes verbales.
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L’ultime « intifada dans l’intifada »

Un peuple (pour éviter le vocable polémique de « nation ») ne peut pas vivre sans idéal. Il ne peut vivre sans rêves. Il peut se contenter d’être, d’exister, si on abolit en lui la part du rêve, mais son existence ne sera plus une longue marche génératrice de vie. Elle sera linéaire, dépourvue d’absolu. … Lire la suite L’ultime « intifada dans l’intifada »

Sentiment de trahison

Au nom de l’unité nationale, on accepte le principe de solidarité lorsqu’il s’agit de défendre le Hezbollah, au risque même de défier la communauté internationale. Dernier exemple en date, la position consensuelle du cabinet sur le rapport Roed-Larsen, ou, avant, dans la déclaration ministérielle, sur la 1559. Au nom de l’unité nationale, on ferait n’importe quoi, même les (grands) écarts les plus incroyables, pour rétablir les ponts entre le 8 Mars et le 14 Mars. … Lire la suite Sentiment de trahison

La société libanaise face à son examen de conscience 

Dans le repositionnement communautaire qui a accompagné les législatives, beaucoup, même dans les rangs de la société civile, ont cherché à se positionner en fonction des nouveaux clivages. Peu sont ceux qui ont fait l’effort de réagir dans la logique de la société civile, c’est-à-dire d’échapper à la « recommunautarisation », de penser le phénomène, de l’analyser sans prendre parti. Quelque part, nous avons été happés par la nouvelle dynamique, qui risque de déboucher sur un statisme à l’échelle institutionnelle. Le problème se situe à ce niveau. Dans le débat public, il y a beaucoup de politique politicienne, il n’y a pas assez de politique publique. … Lire la suite La société libanaise face à son examen de conscience 

L’État de barbarie, encore et toujours…  

Le 22 mai 1985, Michel Seurat, chercheur au CNRS, était enlevé au Liban, puis assassiné quelques temps après. Les regards accusateurs s’étaient tournés vers l’Iran et ses ramifications politiques au Pays du Cèdre, mais il est de notoriété publique que le brillant sociologue français avait fait de la Syrie son laboratoire privilégié de recherche, et qu’il avait consacré au régime baassiste une série d’articles. Les études de Seurat sur le régime syrien devaient ensuite être publiées dans un recueil intitulé L’État de barbarie.  … Lire la suite L’État de barbarie, encore et toujours…