Rob Reiner : le lien comme force rédemptrice 

Rob Reiner était un cinéaste de la chaleur humaine. Un passeur discret, sans cynisme, sans ironie surplombante, sans l’arrogance des donneurs de leçons. Il savait réveiller l’enfant enfoui en chacun de nous, celui que la vie adulte, ses compromis et ses renoncements, s’emploient méthodiquement à étouffer. … Lire la suite Rob Reiner : le lien comme force rédemptrice 

Guillermo del Toro : exorciser l’homme du monstre

Chez del Toro, le monstre n’est jamais le monstre. L’altérité difforme, la chair cicatricielle, l’anatomie contre-nature, ne sont jamais chez lui synonymes de monstruosité réelle. Bien au contraire : le monstre est la figure la plus humaine de toutes, celle qui porte le poids de la souffrance, de la solitude, du rejet, de l’humiliation, mais aussi de l’amour. … Lire la suite Guillermo del Toro : exorciser l’homme du monstre

« The Natural » a fait son dernier tour de piste

Robert Redford, icône de l’âge d’or hollywoodien, est décédé à 89 ans. Acteur authentique, il a su allier charme et profondeur, incarnant des rôles emblématiques dans des films marquants comme Butch Cassidy and the Sundance Kid. Visionnaire, il a fondé le Sundance Institute, influençant le cinéma indépendant. Redford représente une Amérique libérale en déclin. … Lire la suite « The Natural » a fait son dernier tour de piste

Val Kilmer, l’ange déchu d’Hollywood

Pour certains, il n’était qu’Iceman, le pilote polaire, méthodique, sûr de lui, jusqu’à la limite du supportable. Pour d’autres — mais certainement pas les fans des Doors —, que Jim Morrison, déjanté, halluciné, outrancier, poète acide et psychédélique des late sixties.
Mais il était bien plus que cela.
Val Kilmer, l’un des acteurs les plus doués de sa génération, vient de disparaître. … Lire la suite Val Kilmer, l’ange déchu d’Hollywood

Gene Hackman, la splendeur du « doux-dur »

Comment résumer une carrière comme celle de Gene Hackman, lui qui fut l’un des comédiens les plus fascinants du XXe siècle, un titan sans apparat, dont la seule présence était à même de charger l’atmosphère d’un malaise presque bienvenu ? Comment cerner celui dont les silences assourdissants, la brutalité rêche, la douceur brusque, imprévisible, voire même involontaire, remplissait à elle seule l’écran ?  … Lire la suite Gene Hackman, la splendeur du « doux-dur »

Donald Sutherland, le Janus du grand écran

Les nouvelles générations l’associeront à jamais à l’ennemi juré de Katniss Everdeen : le Président Snow, tyran blafard, cynique et glacial, blanchi par l’âge autant que par les vices du pouvoir, dans la saga des Hunger Games.

Et il faut bien l’admettre : le rôle hivernal était taillé sur mesure pour Donald Sutherland, venu des neiges du Nouveau-Brunswick.

Son esthétique de la cruauté, sa présence ambivalente, entre noblesse et venin, l’avaient souvent, et non sans excellence, assigné à ce genre de rôles. … Lire la suite Donald Sutherland, le Janus du grand écran

Christopher Plummer, le patriarche du bonheur  

Il faudra attendre 1965 pour découvrir cet acteur à la carrure imposante, au port de corps altier, et aux yeux transperçants de clarté, mi-feu mi-glace, avec The Sound of Music (Robert Wise – 1965), dans lequel il campe la figure épique et patriarcale d’un Capitaine Von Trapp, naviguant entre les récifs d’une Autriche anschlussée. … Lire la suite Christopher Plummer, le patriarche du bonheur