De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

La guerre, S’il faut en croire Élias Atallah, les étudiants d’aujourd’hui – ou, du moins, une grande partie d’entre eux – n’en sont toujours pas sortis, reproduisant inlassablement, et très souvent inconsciemment, les mêmes schèmes, les mêmes structures que ceux de leurs parents ou leurs prédécesseurs.  … Lire la suite De la nécessité pour les étudiants d’ouvrir un dialogue sur la guerre

L’inévitable devoir de mémoire

Beaucoup se souviendront de cet été 2001, de ce mois d’août déroutant, paradoxal, charnière entre deux Liban. L’un, monolithique, prisonnier de ses nombreux démons, en porte-à-faux avec les valeurs mêmes qui ont fait les spécificités de notre pays (la démocratie, les libertés publiques, le respect et la diffusion des droits de l’homme, la dignité de la personne humaine, etc), et l’autre, dynamique, centripète, printanier.   … Lire la suite L’inévitable devoir de mémoire

L’Appel de Beyrouth, un document qui concerne directement la jeunesse 

Une trentaine d’étudiants ou de récents diplômés ont été invités à discuter avec quelques uns des piliers de l’Appel de Beyrouth : Samir Frangié, Mohammed Hussein Chamseddine, Okab Sakr et Mayyad Haïdar, à l’Université Saint-Joseph. 
Pourquoi l’Appel de Beyrouth ? Parce qu’il s’agit d’un projet de document qui vient s’inscrire dans la tradition libanaise consensuelle, qui renoue avec l’esprit du pacte, après quinze ans d’une gestion du pouvoir jugée par la grande totalité des personnalités politiques libanaises comme illégitime à bien des égards. … Lire la suite L’Appel de Beyrouth, un document qui concerne directement la jeunesse 

Triste anniversaire !

À l’heure où, au Parlement, on célébrait hier l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la commission des grâces, issue du Conseil supérieur de la magistrature, décidait de réactiver la peine capitale, bloquée depuis les débuts du mandat Lahoud, grâce aux efforts et à l’éthique de l’ancien Premier ministre, Sélim Hoss.   … Lire la suite Triste anniversaire !

Vox populi

Le Liban, treize ans après ce que d’aucuns ont appelé la « pax syriana ». Un État-déficitaire à tous les points de vue, un théâtre camusien où une même scène – tragique, et qui frise l’absurde, – se joue sans cesse. Celle de la banalisation de toutes les déviations. À tel point que, pour reprendre le père Sélim Abou citant le politologue Joseph Maïla dans un discours prononcé en 1999 à l’occasion de la Saint-Joseph, les Libanais semblent avoir fini par prendre goût, non plus à la « culture de la servitude », mais, pis encore, à la « culture de la servilité ».  … Lire la suite Vox populi

Il y a un an, la MTV

La fermeture de la chaîne de télévision d’opposition MTV, le 4 septembre 2002, constitue une violation flagrante des principes de base définis par le régime dans le cadre du discours d’investiture. Et pour cause: la MTV avait réussi, au cours des deux dernières années de son existence, à réintégrer toutes les parties, notamment chrétiennes, exclues depuis 1992, au sein du système politique libanais, en leur offrant une tribune qui leur était jusque là – et qui leur est à nouveau – refusée, et en les incitant à participer à la partielle du Metn derrière le candidat Gabriel Murr. … Lire la suite Il y a un an, la MTV

La niche de la honte 

Dans un Liban plus que jamais schizophrène, habité par deux réalités – celle, tout en rose, du pouvoir, et celle, ô combien sépulcrale, de l’opposition – une poignée d’étudiants et d’hommes politiques s’apprêtent à commémorer aujourd’hui l’un de ces événements qui devrait donner mauvaise conscience à l’État, au pouvoir, à la majorité silencieuse: les rafles du 7 août 2001.  … Lire la suite La niche de la honte 

Mort sans sépulture

Curieux destin que celui de Jamil Rifaï, le ressortissant jordanien assassiné à Tripoli, mahométan converti au christianisme et membre de la communauté évangélique. Tout aussi curieux a été son enterrement : selon des sources proches de la Fondation des droits de l’homme et du droit humanitaire, la famille jordanienne de Rifaï, considérant que celui-ci était un « apostat », a refusé de prendre en charge son inhumation. … Lire la suite Mort sans sépulture

Souverainiste jusqu’au bout

Patriarche de l’opposition, l’esprit vif et l’œil toujours perçant malgré son âge vénérable, il prêchait depuis la fin de la guerre tout seul dans un désert parlementaire affligeant, martelant inlassablement le même message : « Les forces syriennes doivent se retirer du Liban. Notre pays doit retrouver sa souveraineté, son indépendance et sa libre décision ». Au milieu d’un Parlement largement syrianisé, ce credo ne pouvait qu’amuser, jusqu’aux limites de l’irritation, des responsables enlisés depuis longtemps dans les bourbiers de la « concomitance des volets ».  … Lire la suite Souverainiste jusqu’au bout