« Béryte », espace de liberté et de citoyenneté au cœur de l’université

Il y a deux ans, un appel téléphonique me réveillait pour m’apprendre que mon meilleur ami, Rami Azzam, venait de rejoindre les « gentils de l’au-delà ». Il est donc étrange d’écrire ces quelques lignes sur Béryte, la revue que nous avons contribué à créer ensemble, Rami et moi. … Lire la suite « Béryte », espace de liberté et de citoyenneté au cœur de l’université

Les intermittences de la justice

Nous avons notre propre Rubin Carter, qui croupit dans les geôles libanaises depuis 1994 sans que cela ne trouble particulièrement beaucoup de consciences. Il s’appelle Youssef Chaabane, et il est victime d’une des plus grandes injustices de l’histoire du Liban. Et il n’y a malheureusement pas de Bob Dylan local pour lui dédier une chanson qui puisse devenir moteur d’une campagne pour sa libération. … Lire la suite Les intermittences de la justice

Le seul projet d’avenir au Liban : l’individu

« Nous allons essayer de construire un État, en espérant que peut-être, un jour, nous parviendrons à fonder une nation ». Cette phrase date de la fin des années 50. L’auteur en est un commandant en chef de l’armée, Fouad Chéhab, alors fraîchement élu président de la République, qui s’adressait ici à un jeune avocat extraordinaire promis à devenir plus tard l’un des plus grands, sinon le plus grand ténor de la diplomatie libanaise de tous les temps. … Lire la suite Le seul projet d’avenir au Liban : l’individu

État de disgrâce

Le coup de force contre Beyrouth a prouvé que le maintien des armes, s’il permet effectivement au Hezbollah de se défendre contre une agression de l’ennemi israélien, est éminemment politique. Que « les armes seront toujours prêtes à défendre les armes » pour reprendre l’excellente formule de Hassan Nasrallah avant le début de l’invasion de la capitale en mai dernier. Que les armes sont là pour assurer le privilège d’une communauté sur l’ensemble de la nation, et même à son détriment. … Lire la suite État de disgrâce

Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Tout le monde sait qu’il y a des prisonniers politiques en Syrie. Tout le monde sait qu’il y a des détenus politiques libanais en Syrie. La question n’a rien de « complexe et d’épineux », sauf pour un directoire qui continue de se voiler la face et de chercher des échappatoires sans oser confronter le présent pour bâtir l’avenir. Inutile de jouer sur les mots pour renvoyer les Libanais à leurs guerres inciviles. Pour l’heure, ils veulent ceux qui croupissent encore dans les prisons syriennes. … Lire la suite Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Censure : les vérités qui dérangent…

Le dernier numéro de L’Express, daté du 12 juin, n’a pas échappé à l’œil particulièrement bienveillant de nos Gardiens du Temple. Il s’agit cette fois d’un sujet plus délicat, traité sous un angle socioculturel : l’affaire du mariage annulé en France pour non-virginité, et, plus globalement, de l’intégration des musulmans dans l’Hexagone. L’article, intitulé « Islam : les vérités qui dérangent », a suscité le courroux des censeurs, puisque leur feutre salvateur s’est abattu sur certains paragraphes pour nous préserver des idées qui pourraient contaminer nos esprits. … Lire la suite Censure : les vérités qui dérangent…

Contingences et nécessités

Cette semaine, nous sommes supposés célébrer en grande pompe le troisième anniversaire du retrait des forces syriennes et du démantèlement de l’appareil sécuritaire syrien. Supposés, parce qu’en dépit des réalisations importantes du Printemps de Beyrouth, il faut beaucoup d’aveuglement ou de fausse naïveté pour prétendre que la souveraineté du Liban a été rétablie et que le régime syrien s’est finalement découvert une touchante affection à l’égard du Liban.  … Lire la suite Contingences et nécessités