De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

D’Ahmed Farès el-Chidiac à Samir Kassir, nous avons au Liban une longue tradition de résistance culturelle à l’oppression, que cette dernière soit politique, sociale ou culturelle, comme la Grèce a ses Mikis Théodorakis et l’Espagne ses Federico Garcia Lorca. Soyons à la hauteur de notre héritage et ne baissons pas les bras. … Lire la suite De la résistance culturelle comme moteur de l’Histoire 

Du journalisme engagé 

Un peu comme dans le Boulevard du temps qui passe de Georges Brassens, une nouvelle génération de journalistes se pare aujourd’hui de la tunique immaculée de « l’objectivité » pour condamner, au nom d’une bien-pensance qui eut fait rougir Tartuffe de plaisir, toute une école de collègues. Ces néo-savonaroles se considèrent comme les dépositaires unique du savoir et de l’éthique journalistique, et prônent, de ce fait, une politique du « juste milieu » journalistique, qui ressemble beaucoup plus à du manque de courage qu’à de la déontologie.  … Lire la suite Du journalisme engagé 

Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

D’une semaine à l’autre, j’ai par ailleurs l’l’impression de m’être réveillé à Sparte. Il n’y a pas plus que des militaires et des miliciens dans ce pays. Puisque nous sommes à la veille d’un nouveau mandat, je veux poser, comme Samir Kassir, la question suivante : Aasskar aala min ? 

Je souhaite qu’ils soient au service du citoyen et de la fondation de l’État, et pas aux dépens des libertés publiques. Les expériences avec les militaires au pouvoir n’ont pas été particulièrement heureuses. 

J’espère que le nouveau mandat ne s’édifiera pas sur les ruines de la République, des libertés et de la démocratie – en d’autres termes, de la révolution du Cèdre. … Lire la suite Prends ta plume, et enterrons les morts-vivants

À travers le vent, je parle aux hommes

La Beauté est donc dans la spécificité, ce qui fait qu’une chose ou une personne est ce qu’elle est. « Je t’aime pour qui tu es », répond-il à celle qui se lamente en disant : « Je n’aime pas qui je suis ». Cela, Rami Azzam en était certain, et, ensemble, dans les dernières années de notre adolescence, nous avons conspué le déterminisme de Camus et les abysses de Nietzsche, célébré la Beauté avec Oscar Wilde et fredonné une certaine anarchie libératrice avec Brassens… … Lire la suite À travers le vent, je parle aux hommes

Le Pacte national au rendez-vous de la modernité

L’après révolution du Cèdre met en place de nouvelles réalités sur la scène : une mutation sunnite vers le souverainiste, une régression chiite vers un projet particulariste, une perte de repères chrétienne, loin de leur aspiration ancestrale à être des vecteurs de modernité. … Lire la suite Le Pacte national au rendez-vous de la modernité

L’apôtre de la résistance culturelle

Avec l’enthousiasme de la jeunesse, Rami Azzam s’est lancé, durant son parcours sur les campus universitaires en tant que militant engagé et que responsable estudiantin, à corps perdu, dans toutes les initiatives pouvant permettre un retour du Liban à soi, un retour du Liban aux Libanais, et, par-dessus tout, une reprise de confiance des Libanais en eux-mêmes, en leur avenir, en leur volonté de rester dans leur pays et d’en refaire un pôle de rayonnement culturel. … Lire la suite L’apôtre de la résistance culturelle

Samir Kassir, ou la transfiguration de l’intellectuel en héraut d’une nouvelle « Nahda »

Intellectuel engagé, journaliste et professeur d’université, Samir Kassir incarne la lutte pour la liberté et la modernité dans le monde arabe, vivant à l’intersection de plusieurs identités. Sa mort tragique en 2005 le transforme en martyr et symbole d’un combat pour la démocratie, l’identité complexe et la renaissance arabe. … Lire la suite Samir Kassir, ou la transfiguration de l’intellectuel en héraut d’une nouvelle « Nahda »

De l’ultime testament de Samir Kassir au crépuscule du printemps de Beyrouth ?

Samir Kassir était une référence. Il portait sur ses épaules non seulement l’intelligentsia libanaise, mais une grande partie de l’avenir du monde arabe. Samir Kassir était au maximum de ses capacités intellectuelles lorsqu’on l’a abattu, comme un arbre fruitier dans une cité de bitume décolorée. … Lire la suite De l’ultime testament de Samir Kassir au crépuscule du printemps de Beyrouth ?