Libérations

Ceux qui continuent de dégager des ondes négatives ; de manifester leur mauvaise humeur, en public comme en privé ; de continuer à certifier avec toute l’assurance du monde que « le tribunal ne démarrerait pas, qu’on ne découvrirait jamais la vérité », comme ce chef politique du 8 Mars l’a fait durant ces dernières années devant ses hôtes… Ceux-là doivent comprendre que ce sont eux qui ont choisi, délibérément, de se braquer contre le tribunal spécial, de se mettre en porte-à-faux avec la dynamique de la justice, et que rien ni personne ne les a obligés à suivre ce chemin. … Lire la suite Libérations

Les intermittences de la justice

Nous avons notre propre Rubin Carter, qui croupit dans les geôles libanaises depuis 1994 sans que cela ne trouble particulièrement beaucoup de consciences. Il s’appelle Youssef Chaabane, et il est victime d’une des plus grandes injustices de l’histoire du Liban. Et il n’y a malheureusement pas de Bob Dylan local pour lui dédier une chanson qui puisse devenir moteur d’une campagne pour sa libération. … Lire la suite Les intermittences de la justice

La faiblesse et la puissance

Samir Geagea a fait un geste exceptionnel en offrant publiquement des excuses pour les erreurs du passé en Liban, un acte considéré comme impensable dans la culture politique locale. Ce geste de rédemption pourrait marquer un tournant vers la réconciliation, mais pourrait également être perçu comme une manœuvre électorale, soulevant des réflexions sur le pardon et l’unité parmi les chrétiens. … Lire la suite La faiblesse et la puissance

Le seul projet d’avenir au Liban : l’individu

« Nous allons essayer de construire un État, en espérant que peut-être, un jour, nous parviendrons à fonder une nation ». Cette phrase date de la fin des années 50. L’auteur en est un commandant en chef de l’armée, Fouad Chéhab, alors fraîchement élu président de la République, qui s’adressait ici à un jeune avocat extraordinaire promis à devenir plus tard l’un des plus grands, sinon le plus grand ténor de la diplomatie libanaise de tous les temps. … Lire la suite Le seul projet d’avenir au Liban : l’individu

État de disgrâce

Le coup de force contre Beyrouth a prouvé que le maintien des armes, s’il permet effectivement au Hezbollah de se défendre contre une agression de l’ennemi israélien, est éminemment politique. Que « les armes seront toujours prêtes à défendre les armes » pour reprendre l’excellente formule de Hassan Nasrallah avant le début de l’invasion de la capitale en mai dernier. Que les armes sont là pour assurer le privilège d’une communauté sur l’ensemble de la nation, et même à son détriment. … Lire la suite État de disgrâce

Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Tout le monde sait qu’il y a des prisonniers politiques en Syrie. Tout le monde sait qu’il y a des détenus politiques libanais en Syrie. La question n’a rien de « complexe et d’épineux », sauf pour un directoire qui continue de se voiler la face et de chercher des échappatoires sans oser confronter le présent pour bâtir l’avenir. Inutile de jouer sur les mots pour renvoyer les Libanais à leurs guerres inciviles. Pour l’heure, ils veulent ceux qui croupissent encore dans les prisons syriennes. … Lire la suite Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Affranchir les vagabonds des limbes

De toute évidence, ceux parmi les hommes en uniforme qui, près du palais présidentiel, se sont laissés aller à malmener les parents au passage du convoi du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, pour les empêcher de hurler leur insondable douleur, n’ont jamais écouté ces parents de détenus se mettre à nu, raconter leurs insomnies, leurs misères avec les autorités syriennes, avec les petits arnaqueurs parmi les moukhabarats de la soldatesque de Damas, et avec l’establishment libanais asservi durant quinze ans au régime syrien.  … Lire la suite Affranchir les vagabonds des limbes