« Help », société en péril !

Quel sort aurait-on réservé aux œuvres de Luchino Visconti,  Pier Paolo Pasolini ou Pedro Almodovar, voire même Stanley Kubrick s’ils étaient nés à Beyrouth… ? Cette question, qui tient fort heureusement (pour les artistes en question) de l’absurde, mérite toutefois d’être posée face à l’acharnement de la part des censeurs dont fait l’objet le long-métrage « Help » de Marc Abirached, interdit de diffusion au cinéma au Liban.  … Lire la suite « Help », société en péril !

« Béryte », espace de liberté et de citoyenneté au cœur de l’université

Il y a deux ans, un appel téléphonique me réveillait pour m’apprendre que mon meilleur ami, Rami Azzam, venait de rejoindre les « gentils de l’au-delà ». Il est donc étrange d’écrire ces quelques lignes sur Béryte, la revue que nous avons contribué à créer ensemble, Rami et moi. … Lire la suite « Béryte », espace de liberté et de citoyenneté au cœur de l’université

Les intermittences de la justice

Nous avons notre propre Rubin Carter, qui croupit dans les geôles libanaises depuis 1994 sans que cela ne trouble particulièrement beaucoup de consciences. Il s’appelle Youssef Chaabane, et il est victime d’une des plus grandes injustices de l’histoire du Liban. Et il n’y a malheureusement pas de Bob Dylan local pour lui dédier une chanson qui puisse devenir moteur d’une campagne pour sa libération. … Lire la suite Les intermittences de la justice

Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Tout le monde sait qu’il y a des prisonniers politiques en Syrie. Tout le monde sait qu’il y a des détenus politiques libanais en Syrie. La question n’a rien de « complexe et d’épineux », sauf pour un directoire qui continue de se voiler la face et de chercher des échappatoires sans oser confronter le présent pour bâtir l’avenir. Inutile de jouer sur les mots pour renvoyer les Libanais à leurs guerres inciviles. Pour l’heure, ils veulent ceux qui croupissent encore dans les prisons syriennes. … Lire la suite Pour simplifier certaines questions trop « complexes et épineuses »… 

Affranchir les vagabonds des limbes

De toute évidence, ceux parmi les hommes en uniforme qui, près du palais présidentiel, se sont laissés aller à malmener les parents au passage du convoi du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, pour les empêcher de hurler leur insondable douleur, n’ont jamais écouté ces parents de détenus se mettre à nu, raconter leurs insomnies, leurs misères avec les autorités syriennes, avec les petits arnaqueurs parmi les moukhabarats de la soldatesque de Damas, et avec l’establishment libanais asservi durant quinze ans au régime syrien.  … Lire la suite Affranchir les vagabonds des limbes

Censure : les vérités qui dérangent…

Le dernier numéro de L’Express, daté du 12 juin, n’a pas échappé à l’œil particulièrement bienveillant de nos Gardiens du Temple. Il s’agit cette fois d’un sujet plus délicat, traité sous un angle socioculturel : l’affaire du mariage annulé en France pour non-virginité, et, plus globalement, de l’intégration des musulmans dans l’Hexagone. L’article, intitulé « Islam : les vérités qui dérangent », a suscité le courroux des censeurs, puisque leur feutre salvateur s’est abattu sur certains paragraphes pour nous préserver des idées qui pourraient contaminer nos esprits. … Lire la suite Censure : les vérités qui dérangent…

Avant qu’il ne soit trop tard… 

Ce que Michel Sleiman a surtout réussi à faire, du moins jusqu’à présent, c’est une rupture, dans le style, avec la démagogie et le populisme bon marché (surtout en milieu chrétien), deux points forts (et fort irritants) de son inénarrable et indigeste prédécesseur.

Le ton posé, calme et rationnel, sans grandes formules ni slogans grandiloquents et pompeux, n’est pas sans rasséréner un tantinet, tant le déchaînement des passions et la volonté d’exciter les foules ont pris le dessus sur l’entendement au cours des dernières années. … Lire la suite Avant qu’il ne soit trop tard… 

Police perse 

« La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes », dit un adage français bien sensé. L’ironie du sort veut cette fois que, dans l’affaire de l’interdiction de Persépolis par notre fabuleuse police des moeurs locale, corbeaux et colombes, persécuteurs et persécutés, inquisiteurs et « hérétiques » soient réunis autour d’une thématique commune : la persitude.  … Lire la suite Police perse