Le maître de marionnettes

Des monstres de tout acabit, il en surgit continuellement. « Ceux dont on ne parle pas », ce sont par exemple les représentants de la « branche armée » dudit « clan Moqdad » qui, bien soutenus par une armée de médias, ont tenté de terroriser durant quelques jours l’ensemble de la population libanaise et des ressortissants étrangers. Objectif : empêcher ceux qui le souhaitent de se draper des couleurs de la révolution syrienne, ou même d’un souverainisme libaniste conquérant face au régime syrien … Lire la suite Le maître de marionnettes

(R)évolution permanente

« On me prend pour un érudit, un intellectuel, un gratte-papier. Et je ne suis rien de tout cela. Mes doigts, quand j’écris, ne se tachent pas d’encre, mais de sang. Je crois n’être que ceci: une âme qui ne se prosterne pas ».

Les mots sont de Nikos Kazantzakis. Pourtant ils semblent bien avoir été écrits, il y a déjà plus d’un demi-siècle, pour Nassir el-Assaad. … Lire la suite (R)évolution permanente

La « milice » à l’œuvre, de la banlieue sud à Lassa

Profondément déstabilisée au Liban en 2005 par la grande colère du peuple libanais, confrontée aujourd’hui même en Syrie au courroux de son propre peuple, cette caste sécuritaire de type post-stalinienne a cédé la place aujourd’hui à une mentalité belliqueuse qui déploie ses muscles de Naqoura à Lassa, dans le caza de Jbeil, contre tout ce qu’elle considère, à tort ou à raison, comme une menace contre « son » territoire propre – sans se soucier un instant du fait que c’est par ce genre d’agissements qu’elle s’est départie, en quelques années, des oripeaux de la « résistance » pour ne plus revêtir que les haillons de la « milice ». … Lire la suite La « milice » à l’œuvre, de la banlieue sud à Lassa

Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse

De toutes les erreurs – nombreuses – commises par le 14 Mars au cours de cette guerre du Péloponnèse qui se déroule actuellement sur le territoire libanais, la plus grande est sans doute celle d’avoir démobilisé ses troupes après les législatives de 2009, comme au lendemain de l’intifada de l’indépendance en 2005.

La bataille de 2009 avait été gagnante parce que le diagnostic du 14 Mars durant la bataille électorale était le bon, à savoir qu’aucune République n’est viable à l’ombre des armes du Hezbollah ; qu’Athènes et Sparte resteront à jamais deux modèles inconciliables ; que toute la magnificence des 14 mars 2005 finit, au bout du compte, par s’étioler, à trop s’enliser dans le jeu démocratique lorsque ce dernier est vicié par le poids matériel, moral et symbolique des armes. … Lire la suite Sparte vs Athènes : retour au Péloponnèse