Gene Hackman, la splendeur du « doux-dur »

Comment résumer une carrière comme celle de Gene Hackman, lui qui fut l’un des comédiens les plus fascinants du XXe siècle, un titan sans apparat, dont la seule présence était à même de charger l’atmosphère d’un malaise presque bienvenu ? Comment cerner celui dont les silences assourdissants, la brutalité rêche, la douceur brusque, imprévisible, voire même involontaire, remplissait à elle seule l’écran ?  … Lire la suite Gene Hackman, la splendeur du « doux-dur »

Donald Sutherland, le Janus du grand écran

Les nouvelles générations l’associeront à jamais à l’ennemi juré de Katniss Everdeen : le Président Snow, tyran blafard, cynique et glacial, blanchi par l’âge autant que par les vices du pouvoir, dans la saga des Hunger Games.

Et il faut bien l’admettre : le rôle hivernal était taillé sur mesure pour Donald Sutherland, venu des neiges du Nouveau-Brunswick.

Son esthétique de la cruauté, sa présence ambivalente, entre noblesse et venin, l’avaient souvent, et non sans excellence, assigné à ce genre de rôles. … Lire la suite Donald Sutherland, le Janus du grand écran

Christopher Plummer, le patriarche du bonheur  

Il faudra attendre 1965 pour découvrir cet acteur à la carrure imposante, au port de corps altier, et aux yeux transperçants de clarté, mi-feu mi-glace, avec The Sound of Music (Robert Wise – 1965), dans lequel il campe la figure épique et patriarcale d’un Capitaine Von Trapp, naviguant entre les récifs d’une Autriche anschlussée. … Lire la suite Christopher Plummer, le patriarche du bonheur  

Sean Connery, l’homme qui voulut tuer James Bond

« My name is Bond. James Bond. »
Une phrase improvisée, un accent british, un voix de braise cendrée, une cigarette entre les lèvres, la flamme d’un briquet… En quelques secondes, Sean Connery est déjà au sommet. Un archétype du séducteur hypersexualisé du Septième art est né… … Lire la suite Sean Connery, l’homme qui voulut tuer James Bond

Max Von Sydow, du Silence de Dieu à l’Arbre de Vie 

Entre une partie d’échecs avec la Mort et une danse macabre, Max Von Sydow, dans son cinquième film à peine, s’impose déjà comme la figure archétypale du Bergman de la seconde période. Le visage austère, livide, torturé, émacié, avec un regard clair et angoissé, comme s’il avait contemplé le néant et qu’il n’en était pas ressorti indemne, le jeune acteur a déjà l’air crépusculaire à 28 ans. … Lire la suite Max Von Sydow, du Silence de Dieu à l’Arbre de Vie 

Mike Nichols a fait ses derniers adieux à Mrs. Robinson…

Il possédait ce don inouï de pouvoir ressortir toute la grandeur, toute la démesure, toute la rage sédimentée au plus profond de ses acteurs, dans le cadre de ce drame absolu et permanent qu’est la vie quotidienne. Dans l’espace théâtral de ses mises en scène à l’écran, il donnait ainsi en pâture aux spectateurs le déchirement de personnalités exaltées et torturées, bestiales même, exhibant jusqu’à l’indécence, parfois jusqu’à l’obscénité, les recoins les plus sombres, les plus nus et les plus tortueux de l’âme et des relations humaines. … Lire la suite Mike Nichols a fait ses derniers adieux à Mrs. Robinson…

À un poète disparu….

Robin Williams avait ce talent inouï, magnétique, de faire rire aux éclats, de passer d’un état cryogénique à celui d’une véritable tornade en quelques millièmes de seconde. Si bien que cette tristesse infinie au fond de ses yeux, il savait la dissimuler derrière un air facétieux de lutin bondissant, intenable, entretenu depuis ses débuts à la télévision avec Mork and Mindy, à la fin des années 70. … Lire la suite À un poète disparu….