Le seul projet d’avenir au Liban : l’individu

« Nous allons essayer de construire un État, en espérant que peut-être, un jour, nous parviendrons à fonder une nation ». Cette phrase date de la fin des années 50. L’auteur en est un commandant en chef de l’armée, Fouad Chéhab, alors fraîchement élu président de la République, qui s’adressait ici à un jeune avocat extraordinaire promis à devenir plus tard l’un des plus grands, sinon le plus grand ténor de la diplomatie libanaise de tous les temps. … Lire la suite Le seul projet d’avenir au Liban : l’individu

Censure : les vérités qui dérangent…

Le dernier numéro de L’Express, daté du 12 juin, n’a pas échappé à l’œil particulièrement bienveillant de nos Gardiens du Temple. Il s’agit cette fois d’un sujet plus délicat, traité sous un angle socioculturel : l’affaire du mariage annulé en France pour non-virginité, et, plus globalement, de l’intégration des musulmans dans l’Hexagone. L’article, intitulé « Islam : les vérités qui dérangent », a suscité le courroux des censeurs, puisque leur feutre salvateur s’est abattu sur certains paragraphes pour nous préserver des idées qui pourraient contaminer nos esprits. … Lire la suite Censure : les vérités qui dérangent…

Police perse 

« La censure pardonne aux corbeaux et poursuit les colombes », dit un adage français bien sensé. L’ironie du sort veut cette fois que, dans l’affaire de l’interdiction de Persépolis par notre fabuleuse police des moeurs locale, corbeaux et colombes, persécuteurs et persécutés, inquisiteurs et « hérétiques » soient réunis autour d’une thématique commune : la persitude.  … Lire la suite Police perse 

Les mots aussi peuvent tuer 

’année 2007 n’a fait que consacrer la déchéance. La contamination a ainsi atteint le discours politique, et, à défaut d’armes automatiques, c’est à coup de slogans, d’insultes, de sarcasmes que l’on massacre, impunément, d’autant que tous les garde-fous ont été emportés dans la confusion. En 2007, c’est avec les mots que l’on tue, désormais. … Lire la suite Les mots aussi peuvent tuer 

Cela s’appelle l’aurore ?

Il n’est guère utile d’appeler au calme après avoir braqué les citoyens les uns contre les autres, après avoir échauffé leurs esprits au point qu’ils veuillent en arriver au stade de la confrontation. Dans ce sens, la responsabilité est collective. La violence existe désormais en puissance, à l’état de vouloir-être. Il ne lui manque plus que l’espace au sein duquel elle pourra s’exprimer.  … Lire la suite Cela s’appelle l’aurore ?

Pour abréger les souffrances des Libanais

Avec le retrait syrien et l’intifada de l’indépendance, il y avait ce fol espoir de voir les responsables libanais dialoguer librement entre eux, sans tuteur, sans pressions, et sceller un nouveau pacte interlibanais d’indépendance consacrant le vouloir-vivre ensemble comme projet essentiel du Liban et la construction d’un État de droit comme objectif fondamental. … Lire la suite Pour abréger les souffrances des Libanais

Pour le triomphe de l’individualité 

Le Liban est un pays où se confrontent l’individualité et la communauté depuis des siècles. Ahmad Farès el-Chidiac, figure emblématique de la Nahda, incarne cette lutte. Aujourd’hui, Tarek Mitri prône une renaissance culturelle pour garantir la liberté individuelle, combattre la censure et encourager les jeunes à s’engager dans un changement positif. … Lire la suite Pour le triomphe de l’individualité 

L’ultime « intifada dans l’intifada »

Un peuple (pour éviter le vocable polémique de « nation ») ne peut pas vivre sans idéal. Il ne peut vivre sans rêves. Il peut se contenter d’être, d’exister, si on abolit en lui la part du rêve, mais son existence ne sera plus une longue marche génératrice de vie. Elle sera linéaire, dépourvue d’absolu. … Lire la suite L’ultime « intifada dans l’intifada »

La société libanaise face à son examen de conscience 

Dans le repositionnement communautaire qui a accompagné les législatives, beaucoup, même dans les rangs de la société civile, ont cherché à se positionner en fonction des nouveaux clivages. Peu sont ceux qui ont fait l’effort de réagir dans la logique de la société civile, c’est-à-dire d’échapper à la « recommunautarisation », de penser le phénomène, de l’analyser sans prendre parti. Quelque part, nous avons été happés par la nouvelle dynamique, qui risque de déboucher sur un statisme à l’échelle institutionnelle. Le problème se situe à ce niveau. Dans le débat public, il y a beaucoup de politique politicienne, il n’y a pas assez de politique publique. … Lire la suite La société libanaise face à son examen de conscience 

Le politique et la politique  

l’espace du politique englobe et dépasse celui de la politique, transformée ici en action formelle, organisatrice. C’est pourquoi Emmanuel Mounier disait de la politique, voulant par là même parler du politique : « Si la politique n’est pas tout, elle est en tout ». Ce qui reviendrait à dire que le politique ne se limite pas simplement au champ formellement politique, mais recouvre en fin de compte tout ce qui touche au domaine public : le social, l’économique, le religieux. … Lire la suite Le politique et la politique