Entretenir la flamme du 14 mars

Il ne faut pas négliger la part de rêve qui est nécessaire pour entretenir le souffle d’un peuple. Une nation se nourrit de rêves. Les structures mythiques sont parfois plus importantes que la réalité pour permettre à une communauté de prendre conscience d’elle-même et de se transformer progressivement en nation, au moins pour resserrer les liens entre les membres de la communauté. … Lire la suite Entretenir la flamme du 14 mars

Génération 14 mars 

La stupeur, l’émotion et la colère que provoqua l’acte terroriste dans l’ensemble du pays, depuis longtemps affranchi des barricades de la guerre, reste inégalée dans l’histoire moderne et contemporaine du Liban. En participant en masse, le 16 février, aux obsèques de Rafic Hariri et de ses compagnons, les Libanais décidaient de redevenir, pour la première fois depuis quinze ans, les protagonistes de leur propre histoire. Ils devaient, dans les jours qui suivirent, et toujours plus nombreux, confirmer cet engagement et façonner l’histoire avec passion, jusqu’au raz-de-marée rouge et blanc du 14 mars.   … Lire la suite Génération 14 mars 

Comme un volcan qui se réveille

Vendredi 18 février 2005. Le soir tombe lentement sur la mosquée Mohammad el-Amine, où, sous la lumière des projecteurs, un flot ininterrompu de Libanais, profondément choqués par le gigantesque attentat qui a coûté la vie à Rafic Hariri et ses compagnons, viennent spontanément, incrédules, faire le signe de la croix ou réciter la fatiha devant la sépulture du Premier ministre assassiné. … Lire la suite Comme un volcan qui se réveille

Ces répliques du 14 mars qui n’épargnent pas le monde arabe…

Restée inachevée sur le plan interne, où se poursuit toujours une lutte libano-syrienne pour barrer une fois pour toutes la voie aux ingérences syriennes, notamment par formations libanaises interposées, l’intifada de l’indépendance a bel et bien créé une certaine onde de choc dans la région, même si ses effets ne se sont pas encore réellement manifestés. … Lire la suite Ces répliques du 14 mars qui n’épargnent pas le monde arabe…

Pour que le martyre ne soit pas vain…

Une observatrice avisée constatait en effet, et à juste titre, que notre printemps de Beyrouth est suivi de l’exécution progressive et systématique de ceux qui l’ont fait, les pères victorieux de la nouvelle indépendance, par l’ex-occupant, renversé et en déroute. En déroute, mais toujours au plus fort de sa capacité de nuisance, comme le prouve la méticulosité dont il fait montre dès lors qu’il s’agit de pratiquer allègrement son violon d’Ingres de toujours : l’assassinat des leaders libanais prosouverainistes. … Lire la suite Pour que le martyre ne soit pas vain…

Une profession de foi dans le Liban

L’enfant terrible du journalisme qu’est Gebran Tuéni n’est plus ; et le vide que l’homme politique et l’acteur de la société civile laisse derrière lui est impossible à combler.
Il sera difficile, très lourd, de guetter en vain sa voix sur les ondes, ou sa silhouette sur les écrans de télévision, attendant ses interminables joutes verbales.
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L’ultime « intifada dans l’intifada »

Un peuple (pour éviter le vocable polémique de « nation ») ne peut pas vivre sans idéal. Il ne peut vivre sans rêves. Il peut se contenter d’être, d’exister, si on abolit en lui la part du rêve, mais son existence ne sera plus une longue marche génératrice de vie. Elle sera linéaire, dépourvue d’absolu. … Lire la suite L’ultime « intifada dans l’intifada »

Sentiment de trahison

Au nom de l’unité nationale, on accepte le principe de solidarité lorsqu’il s’agit de défendre le Hezbollah, au risque même de défier la communauté internationale. Dernier exemple en date, la position consensuelle du cabinet sur le rapport Roed-Larsen, ou, avant, dans la déclaration ministérielle, sur la 1559. Au nom de l’unité nationale, on ferait n’importe quoi, même les (grands) écarts les plus incroyables, pour rétablir les ponts entre le 8 Mars et le 14 Mars. … Lire la suite Sentiment de trahison

L’État de barbarie, encore et toujours…  

Le 22 mai 1985, Michel Seurat, chercheur au CNRS, était enlevé au Liban, puis assassiné quelques temps après. Les regards accusateurs s’étaient tournés vers l’Iran et ses ramifications politiques au Pays du Cèdre, mais il est de notoriété publique que le brillant sociologue français avait fait de la Syrie son laboratoire privilégié de recherche, et qu’il avait consacré au régime baassiste une série d’articles. Les études de Seurat sur le régime syrien devaient ensuite être publiées dans un recueil intitulé L’État de barbarie.  … Lire la suite L’État de barbarie, encore et toujours…